Un «j'aime» sur Facebook peut-il remettre en cause l'impartialité d'un juge?


L'utilisation si courante que nous faisons du RRSS ces derniers temps, rend si simple et «public» pour nous de montrer nos goûts et nos opinions, que parfois nous pouvons soulever un autre conflit au niveau professionnel.

C'est le cas d'un juge pénal de Gijón, dontimpartialité pour résoudre un éventuel crime de diffamation a été récemment remis en question. La raison en est un "j'aime" que l'honorable parlementaire a donné à la page Facebook d'une entreprise, qu'il a ensuite dû juger en tant que défendeur, pour avoir réalisé une série de photomontages dans lesquels le plaignant est apparu.

Notre système juridique réglemente comme protection constitutionnelle le «droit à un juge impartial» et pour cela il permet un mécanisme à travers la LOPJ appelé «abstention et récusation» du juge qui entend la procédure judiciaire. Ainsi, si entre le juge et l'une des parties au processus il y a amitié intime ou inimitié manifeste, il ne pourra pas résoudre le différend, car il violerait ce droit constitutionnel des parties à un "juge impartial".

Le plaignant a tenté de récuser le juge au motif que le «j'aime» supposait qu'il y avait une certaine relation avec l'entreprise dénoncée, une publication satirique. Cependant, cette contestation a été rejetée avec un argument qui, en raison de la question en question, est nouveau.

Ainsi, il a été considéré que le fait de cliquer sur un "j'aime" ne peut être compris comme une relation d'amitié intime avec l'auteur de la publication; et surtout lorsque, comme dans le cas particulier, le «j'aime» du juge n'a pas postulé sur la publication spécifique faite au sujet du plaignant.

Tous les jours, les litiges juridiques qui naissent à la suite d'actes accomplis via les réseaux sociaux sont plus fréquents.

Bien qu'il y ait une croyance que l'expression d'opinions par ces moyens n'a aucune conséquence juridique, il n'y a rien de plus éloigné de la vérité. En fin de compte, les réseaux sociaux ne sont rien de plus qu'une plateforme où sont commis certains crimes qui, comme dans le cas des blessures, étaient auparavant commis en face à face. La métaphore serait de comparer Facebook à n'importe quelle place publique.

(Photo: Pixabay)



Vidéo: Attention à la diffamation sur les réseaux sociaux


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